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Dans le menu "Actions/Actus" : nos actions locales et les articles d'actualité nucléaire.

Ci-dessous nos dernières actualités importantes :

NON au nucléaire ! OUI aux terres nourricières !

13 décembre 2018 à St Laurent des Eaux

Malgré le froid vif, devant l’Espace J.Moulin à St Laurent où se tenait la « concertation » relative à la prolongation des réacteurs de 900 MW, nous étions une bonne quarantaine, d’horizons assez divers,…sans compter les collègues (SDN41 et Greenpeace Tours) qui avaient pris place dans la salle.

Merci à tous nos soutiens, en particulier les représentants de la Conf41, de l’AMAP de Cléry-St-André, de SDN Touraine,etc,… et sans oublier les premiers touchés : Y.Marie et les 2 jeunes agriculteurs visés par l’achat de terres.

Merci aussi à l’équipe qui a préparé les grandes banderoles, permettant la visibilité de notre action (et qui seront bientôt installées dans les champs longeant les routes principales)

Des prises de parole, un débat, des discussions, de la soupe, du kir, du cidre : un beau moment de rencontre ! Et la presse était bien présente (La Rep du Centre, La Nouvelle Rep, FR3…)

Stop à l’achat de terres par EDF !

Pendant que des jeunes agriculteurs peinent à s’installer faute de terres disponibles, alors que chaque année les surfaces cultivables se réduisent comme peau de chagrin, EDF étend son territoire autour des centrales nucléaires de manière éhontée avec l’aval de la SAFER, sans objectif précis.

Personne n’est dupe, EDF n’étend pas son patrimoine foncier pour planter des choux.

Alors que de nombreux pays renoncent au nucléaire et développent les énergies renouvelables désormais compétitives, la France dans une fuite en avant continue de prôner une énergie devenue coûteuse. L’argument fallacieux d’une énergie nucléaire bas carbone cache la réalité des déchets mortifères dont on ne sait que faire et qui pèseront sur les générations futures pendant des siècles.

Une pétition « Stop à l’achat des terres par EDF ! »

Des associations prônant la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables se sont regroupées pour dire : « Stop à l’achat des terres par EDF ».

À l'initiative de plusieurs groupes ligériens, dont "Sortir Du Nucléaire Berry-Giennois-Puisaye", une pétition a été mise en ligne le 9 décembre sur le site de Cyberacteurs.

Paysans, citoyens, associations soucieuses de l’avenir des générations futures n’hésitez pas à signer, faire connaître et faire signer cette pétition :

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stopalachatdeterresparedf-2691.html

 

Notre colère concernant la consultation du nouveau PPI Belleville sur Loire

Lettre à la préfecture du 6 décembre, sans  réponse à ce jour ...

Notre association déplore le fait que la consultation du dossier de ce nouveau PPI ne soit pas accessible au plus grand nombre ; pour l'avoir consulté, nous savons que ce n'est pas une lecture facile, lecture qui demande donc du temps pour sa compréhension. C'est pourquoi nous vous demandons d'autoriser les mairies concernées à le transmettre par internet aux personnes demandeuses ; nous vous demandons également de nous le transmettre à cette adresse pour ainsi élargir cette consultation à nos adhérents et sympathisants. Toutes et tous n’habitent pas forcément dans ce nouveau périmètre de 20 km, mais chacun-e n'ignore plus que les retombées radioactives d'accident nucléaire ne s'arrêtent ni aux frontières ni au cercle défini par les autorités compétentes.

Cela dit, nous ne remettons pas en cause l'établissement d'un périmètre de protection, nous remettons en cause le fait que ce PPI risque de passer pratiquement inaperçu et qu'à la prochaine distribution d'iode, les gens ne se sentent malheureusement pas concernés.

Dans l'attente de votre réponse,
Pour SDN BGP, Françoise POUZET, la présidente

 Nos questions et remarques concernant le projet de PPI, ici. 

Le nucléaire ne sauvera pas le climat

Voir l'infographie du réseau Sortir du nucléaire

 

Urgence et justice climatiques - Défi planétaire 

60 ONG dont le "Réseau Sortir Du Nucleaire" appellent à se mobiliser ! Le 8 décembre, sonnons l'alarme climatique !

Associations et syndicats s'engagent à rejoindre les mobilisations du 8 décembre et appellent à amplifier le réveil citoyen pour la justice sociale et écologique.

 

"L'inefficacité de la politique des petits pas d'Emmanuel Macron est évidente"

"Il est encore temps d’agir"

Plus de 120 marches le 8 décembre prochain

Nous étions à BOURGES et à ORLEANS 

Programmation pluri-annuelle de l'énergie(PPE ) et fermeture annoncée de 14réacteurs avant 2035 -

 Reportage France 3 Centre : le 19/20 du 28/11/2018

Le journaliste Pierre Bouchenot présente et commente  les décisions prises par E.Macron.

Interview d'une militante de notre association à Dampierre-en-Burly (centrale concernée par les futurs démantelements)

en replay :

Voir le 19/20 du 28 novembre 2018, à partir de 4 minutes 30

 

Programmation pluriannuelle de l'énergie : Emmanuel Macron veut maintenir la France dans l'impasse nucléaire !

Communiqué - 27 novembre 2018 - Réseau Sortir du nucléaire

Emmanuel Macron vient d’exposer les grandes orientations de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie. Présentés comme ambitieux et pragmatique, ses projets constituent en réalité une nouvelle reculade, qui font fi du risque nucléaire comme des réalités économiques. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce la proposition de prolonger de nombreux réacteurs au-delà de leur durée de fonctionnement initialement prévue. Il dénonce également l’appel à des projets de « nouveau nucléaire » d’EDF SA, qui prolongeraient pour de nombreuses décennies l’impasse nucléaire française.

Après un discours recyclant de nombreux clichés sur les bienfaits supposés du nucléaire (présenté comme garant de l’indépendance énergétique, « décarboné » [1] et « à bas coût ») et appelant à développer massivement l’électrification, Emmanuel Macron a annoncé la fermeture de 14 réacteurs d’ici à 2035. Cette annonce ne l’engage pas beaucoup, toutes ces fermetures (à part celle de Fessenheim) étant repoussées après son quinquennat. Loin d’être ambitieuse, sa déclaration acte 10 ans de retard sur les objectifs de la loi votée en 2015. Pire, en maintenant l’horizon d’un « nouveau nucléaire », elle va à l’encontre de toute transition énergétique digne de ce nom.

François de Rugy appelait à une « opération vérité » ? Rappelons que cette PPE signifierait la prolongation de 20 réacteurs jusqu’à 50 ans et plus [2]. Pourtant, certains composants essentiels à la sécurité ne sont pas conçus pour fonctionner plus d’une quarantaine d’années et 1775 anomalies ont déjà été recensées sur le parc nucléaire. Alors qu’EDF SA, actuellement, n’est même pas en mesure d’assurer une maintenance correcte de ses installations, un tel projet signifierait un accroissement inacceptable des risques. Il nécessiterait soit des investissements colossaux pour des travaux lourds et inédits avec un résultat incertain, soit une sûreté bradée.

Contrairement à ce que prétend Emmanuel Macron, le nucléaire est bien un verrou à une véritable transition énergétique. La France ne pourra pas « en même temps » développer les énergies renouvelables, maintenir en fonctionnement des centrales à bout de souffle et se lancer dans un « nouveau nucléaire », dont il est illusoire de croire qu’il sera peu coûteux [3]. S’entêter dans cette voie, c’est faire peser sur les Français un risque démesuré et une facture écrasante. Pourtant, ceux-ci y sont majoritairement opposés et l’ont exprimé à de nombreuses reprises [4] ; où est la démocratie ? Loin du « nouveau modèle axé sur les territoires, venant de la base » mentionné par Emmanuel Macron, il s’agit de donner des gages à EDF SA, dont un des objectifs majeurs est d’augmenter fortement ses exportations et ses ventes de réacteurs à l’étranger.

Ce n’est pas une transition que nous propose le gouvernement, mais une stagnation dans l’impasse nucléaire. Sans attendre 2021, c’est dès maintenant qu’il faut abandonner les projets de « nouveau nucléaire » - à commencer par l’EPR de Flamanville - et engager rapidement la fermeture de nombreux réacteurs.

Contact presse : Philippe Lambersens - 06 83 53 89 82

Notes

[1] Entre l’extraction de l’uranium, la fabrication du combustible et le retraitement des déchets,la filière nucléaire émet bel et bien des gaz à effet de serre. Par ailleurs, il est faux de prétendre que le nucléaire est une solution au dérèglement climatique, comme le sous-entend Emmanuel Macron.

[2] En 2035, 54 réacteurs auront atteint ou dépassé les 40 ans de fonctionnement, et 34 les 50 ans.

[3] Rappelons que chaque génération de réacteurs a coûté plus cher que la précédente. L’EPR a vu ses coûts initiaux multipliés par 3. En revanche, les coûts des énergies renouvelables, eux, ne cessent de baisser.

[4] Lors du débat public sur la PPE, les citoyens tirés au sort se sont massivement prononcés contre la prolongation de nombreux réacteurs au-delà de 50 ans et la construction de nouveaux réacteurs

Chargée de communication : Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

 

Les failles du dispositif d’urgence prévu par EDF en cas de scénario catastrophe

par Nolwenn Weiler

Dans les centrales nucléaires françaises, un dispositif de sécurité baptisé « équipe en situation extrême » se met en place. Il est la conséquence de la catastrophe de Fukushima de 2011 et est censé répondre aux pires des scénarios et à leur lot d’imprévus. Le système est cependant loin de faire l’unanimité : des agents travaillant au sein des centrales dénoncent des failles et des incohérences. Des risques majeurs – comme les incendies ou les fuites radioactives – sont, en particulier, fortement sous-estimés. L’autorité de sûreté nucléaire réclame, elle-aussi, des modifications.  Enquête complète.

24 heures coupés du monde : un scénario « cataclysmique »

...« On imagine donc que les agents de l’équipe de quart restent seuls pendant 24 heures, coupés du monde, sans téléphone et sans électricité, décrit Loïc, agent de conduite. Ils n’ont aucune visibilité sur ce qui se passe, et ont pour mission de tout mettre en œuvre pour que le cœur des réacteurs ne fonde pas… Bref, la situation est cataclysmique. » Cette organisation interne a été baptisée « équipe en situation extrême » (ESE). Le dispositif a reçu l’avis favorable du Comité central d’entreprise (CCE) d’EDF le 12 avril 2018 [3]. Censé être mise en place dans toutes les centrales nucléaires françaises au 1er janvier 2020, il fait cependant l’objet de vives critiques sur le terrain, et compte parmi les motifs des grèves programmées cet automne dans les centrales de Civeaux, Penly, Dampierre et Belleville.

Chaises musicales en salle de commande

...La CGT insiste sur la nécessité d’une formation adaptée des agents. Interrogée sur le sujet, l’ASN a répondu à Basta ! que « les essais menées par EDF ne révèlent pas de complication particulière liées à ces évolutions de rôle ». Mais certains agents de conduite, habitués à piloter les centrales, estiment que c’est une pure folie : « En situation cataclysmique, dans des circonstances où il est prouvé que l’on parvient tout juste à faire les tâches routinières mille fois réalisées, on demanderait aux agents de faire des choses qu’ils ne font jamais... c’est dingue !, proteste l’un d’eux. C’est comme si le fantassin devenait artilleur en temps de guerre, et le pompier chirurgien quand il y a le feu ! »

Des agents de terrain trop peu nombreux ?

...« Le gars part lourdement harnaché puisqu’il emmène deux clés manuelles de 70 cm de long et de sept kilos chacune, une rallonge de 50m, un système de téléphonie filaire de secours, un système d’éclairage, et un système de protection des voies respiratoires qui pèse une dizaine de kilos », décrit Benoît.

L’ASN émet des doutes sur certaines charges de travail

...Le dimensionnement des équipes soulève quelques doutes du côté de l’ASN, qui a invité EDF à s’interroger sur d’éventuelles indisponibilités de l’équipe « terrain » à cause de blessures, de problèmes de communication ou de dilemmes insolubles. L’autorité a également attiré l’attention d’EDF sur les temps de déplacements allongés en cas de catastrophe, à même de dégrader les conditions d’intervention. Mais l’ASN a surtout de sérieuses réserves sur la charge de travail de certains acteurs : « Les informations nécessaires à la conduite du noyau dur seront relevées manuellement en salle de commande et transmises par téléphone aux instances nationales, ce qui apparaît comme incompatible avec la charge de travail des équipes de conduite et leur mission première de conduite de l’installation accidentée », remarque l’autorité.

Un scénario catastrophe sans blessés ni incendies

...« Depuis des années, l’incendie est considéré comme le risque majeur en centrale nucléaire. Mais avec l’ESE, le risque incendie devient résiduel, voire disparaît carrément. Ils font passer un risque majeur à un risque improbable, alors même qu’il n’y a eu aucune évolution du matériel à l’intérieur de la centrale », proteste un agent de conduite syndiqué chez Sud énergie.

« Le nombre d’incohérences du dispositif est incroyable »

Ceux et celles qui travaillent au quotidien dans les centrales nucléaires rappellent que les probabilités de courts-circuits en cas d’accident sont élevées, qu’il peut aussi y avoir du matériel qui surchauffe. « Toutes les conditions sont réunies pour qu’un incendie se déclenche et se propage. Les installations sont toutes reliées entre elles par des câbles électriques et des tuyaux. L’incendie majeur n’est donc pas à exclure, d’autant que l’on a des réserves d’huiles et de fioul gigantesques sur les sites ! », insistent Benoît et Loïc. « L’organisation prévue laisse dubitatif puisque la DPN ne prend pas en compte le cumul avec un incendie, qui est pourtant le risque le plus probable sur nos installations », confirme la CGT [5].

« Toutes nos portes coupe-feu sont conçues pour résister pendant une heure et demi, le temps que l’astreinte arrive, reprend Benoît. Et là, il faudra qu’elles résistent 24h ? c’est absurde. Il est inacceptable pour nous d’envisager de ne pas prendre en charge un départ de feu. De plus, un incendie non maîtrisé sur une installation électrique peut nous priver d’une partie des commandes de la centrale. » L’ASN considère quant à elle que « la potentialité d’un incendie doit être considérée dans les facteurs d’influence susceptibles de dégrader les conditions d’intervention ». Autre facteur de ce type : les systèmes de lutte contre l’intrusion, qui se mettent peu à peu en place dans les centrales pour faire face au risque terroriste. « Chez nous, les systèmes de reconnaissance de nos badges sont électriques. En cas de coupure généralisée, certains se retrouveront coincés derrière des portes fermées, détaille Loïc. Le nombre d’incohérences de ce dispositif ESE est incroyable ».

Sécurité à revoir pour les piscines de refroidissement

Dans un courrier de décembre 2016, l’IRSN s’inquiète aussi de l’absence de prise en compte d’un aléa affectant les piscines, où sont entreposées les combustibles « usagés ». S’il existe des substituts temporaires aux cours d’eau pour le refroidissement des réacteurs (on peut tenir jusqu’à 48h selon l’état de la tranche), rien n’a été imaginé pour les piscines. « Si les installations de pompage ou de filtration sont à l’arrêt – ce qui est plausible en cas d’inondation majeure –, on n’a plus rien pour les piscines, qui peuvent se mettre à bouillir en quelques heures, surtout si on sort d’un arrêt de tranche quand le combustible – l’uranium – est encore excessivement chaud », décrit Benoît. Quand l’eau bout, elle s’évapore et le combustible se retrouve à découvert. « Dans ce cas, il crache. Et ce ne sont pas les taules qui constituent les bâtiments qui vont arrêter quoi que ce soit… »

« Ils nous disent : “de toutes manières, tout cela n’arrivera jamais, ne vous inquiétez pas” »

« De toutes manières, tout cela n’arrivera jamais, ne vous inquiétez pas », complète un agent de conduite syndiqué chez Sud énergie. « C’est comme si un bateau partait en mer mal préparé pour les tempêtes, et que ceux qui restent à quai disaient : "Si si les gars, ça va aller". Mais nous, on est sur le bateau, et on ne peut pas entendre ça, c’est inacceptable ! »

Nolwenn Weiler

Notes

[1Effectif pour une centrale nucléaire comprenant deux réacteurs de 1300 MégaWatt (MW). Les centrales nucléaires françaises regroupent un total de 58 réacteurs dont 34 de 900 MW, 20 de 1300 MW, quatre de 1450 MW. Plus de détails ici.

[2La FARN réunit des agents spécialement entraînés pour intervenir dans les domaines de la conduite, de la maintenance et de la logistique sur un site nucléaire en situation d’accident. Les agents formés sont répartis sur quatre sites : Paluel, Dampierre, Civeaux, le Bugey.

[3Le jour du vote concernant le scénario ESE, la CGT était en grève, et donc absente. FO et la CFE-CGC ont voté pour. La CFDT s’est abstenue.

[4Situé à l’intérieur même de l’enceinte de confinement du bâtiment qui abrite le réacteur nucléaire, le générateur de vapeur est un équipement essentiel au fonctionnement d’une centrale. Il récupère la chaleur du circuit d’eau primaire, où l’eau chauffée par le combustible nucléaire, pour la transmettre au circuit secondaire, où l’eau cette fois transformée en vapeur est destinée à faire tourner les turbines qui produisent l’électricité.

[5Communiqué de la CGT du 17 octobre 2017.

 

SUD Energie est en total désaccord quant à l’adéquation des effectifs et des missions à réaliser lors d’une situation telle qu’envisagée dans cette note EDF.

 

Bastamag, sur le même sujet :
 - Un accident inédit révèle de graves dysfonctionnements en matière de sûreté nucléaire en France 
- « C’est incroyable qu’on n’ait pas encore fondu un cœur de réacteur » : des techniciens EDF s’inquiètent

 

 

Action de soutien du 10 nov. 2018 à Bourges : citation directe pour EDF Belleville

Poursuites contre EDF Belleville non condamnée pour toutes ses 46 infractions au codes de l'environnement, du travail, de la sûreté en 2017, par le Réseau Sortir Du Nucléaire

Regarder le journal 19/20 du 10/11/201 8 sur FR3 Centre (à 5mn du début)

EDF est sommée D’AVOIR À COMPARAITRE par devant le Tribunal de police de Bourges le 8 janvier 2019 à 14 h 00

salle ordinaire de l’appel des causes, 8 rue des Arènes - 18000 Bourges

ce sera une "audience de consignation", l'affaire sera plaidée ultérieurement, probablement au printemps.
 
 
Le résumé des contraventions commises :
  1. s’être abstenue de s’assurer dans des délais adaptés aux enjeux du traitement des écarts, en l’espèce ceux qu’elle avait relevés ayant donné lieu à déclaration de travaux concernant les alimentations électriques
  2. s'être abstenue de s’assurer dans des délais adaptés aux enjeux du traitement des écarts, en l’espèce ceux détectés par l’intervenant extérieur en charge de la maintenance « supplémentaire » des moyens de manutention dans le bâtiment réacteur
  3. s'être abstenue de procéder à un contrôle technique d’activités importantes pour la protection, en l’espèce celui des installations et équipements inspectés par les inspecteurs de l’Autorité de sûreté nucléaire

    - bâche 2 EAS 011 BA,
    - pompe 2 PTR 022 PO,
    - rétention de la bâche 2 EAS 012 BA,
    - pompe 2 EAS021 et 022 PO,
    - robinet 2 DVS 021 VL,
    - moteurs 2 RIS 032 PO et 2 EAS 052 PO,
    - pompes 1 ASG 021 PO et 1 ASG 022 PO et pompe d’échantillonnage 1 ASG 092 PO,
    - vannes 1ASG 159 VV et 1 ASG A60 VV et 1 EAS 526 VN,
    - alimentation électriques de deux des diesels de secours du site 1 LHP et 2 LHQ,
    - turbine à combustion constitutive du système LHT,
    - groupes électrogènes de secours LHP et LHQ et, enfin
    - canalisations du circuit d’eau glacée  - DEG de plusieurs locaux,

  1. ne pas s'être assurée de l’étanchéité d’éléments susceptibles d'être en contact avec des substances radioactives ou dangereuses, en l’espèce le circuit EAS (au niveau du raccord identifié 2 EAS 484 VR notamment selon la DT n° 335081) qui présentait des fuites significatives de soude,
  2. n’ayant pas maintenu des rétentions propres et dont le fond avait été désherbé, en s’étant abstenu de supprimer la végétation aux pieds de bâches SEK (système  de collecte et d’entreposage des effluents sur circuits secondaires) et KER (système de collecte et d’entreposage des effluents de l’ilot nucléaire.
NB : Le Réseau Sortir Du Nucléaire a un agrément au titre de la protection de l'environnement, cela ne lui donne donc aucun "droit à agir" en justice en matière de droit de la santé, droit du travail, etc.  Ce qui reduit le nombre de contraventions dans la citation directe.

 

Actions en justice du réseau Sortir du nucléaire

 

9 novembre 2018 : Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dépose une citation directe à l’encontre d’EDF Belleville

Message d’information envoyé aux médias par le Réseau “Sortir du nucléaire“

“Le 13 septembre 2017, l’Autorité de sûreté nucléaire avait placé la centrale nucléaire de Belleville sous surveillance renforcée et publié un copieux rapport d’inspection.

On y apprenait que de nombreux équipements importants pour la sûreté se trouvaient dans un état de délabrement avancé, leur usure étant aggravée par le manque d’entretien et des travaux relevant du rafistolage. Fuites d’huile, de fioul, fuites de vapeur potentiellement radioactive sur des vannes censées être étanches, tuyauteries corrodées gouttant dans des bassines, système d’alimentation électrique de secours si dégradés que leur bon fonctionnement était compromis… la liste était aussi longue qu’inquiétante ! Par ailleurs, en raison de problèmes organisationnels et d’un manque de rigueur, de nombreuses demandes de travaux semblaient se perdre dans la nature…

Face à cette situation inacceptable qui mettait en danger les riverains et les travailleurs, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et l’association Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye ont déposé plainte contre EDF le 20 octobre 2017 pour 46 infractions à la règlementation nucléaire et environnementale.

Or le 19 mars 2018, de manière incompréhensible, le Parquet de Bourges a classé cette plainte sans suite… Ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’il procédait ainsi.

Il serait inacceptable qu’EDF, qui menace toute la région, puisse bénéficier d’une impunité ; et ce d’autant plus si l’entreprise envisage d’implanter sur ce site une nouvelle installation encore plus dangereuse, avec le projet de piscine de stockage de combustible usé !

C’est pourquoi, le 9 novembre, le Réseau “Sortir du nucléaire“ déposera une citation directe à l’encontre d’EDF afin que le tribunal se penche sur cette affaire. Nos associations ne baisseront pas les bras tant qu’EDF ne sera pas condamnée !“

 

Actions en justice du réseau Sortir du nucléaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ACHATS DE TERRES autour des CENTRALES NUCLEAIRES de Chinon, St Laurent des eaux, Belleville/Loire

Près de Belleville, la mairie de Sury-sur-Léré ne décidera rien tant qu’EDF n’aura pas dévoilé ses desseins

Extrait de l'article 8 novembre 2018 / Émilie Massemin (Reporterre)

Mais le territoire le plus touché est celui de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher), avec 140 hectares lorgnés par EDF.

« À la suite de la révélation du projet de piscine d’entreposage centralisé, des élus ont été interviewés par la presse et on a appris que des tractations plus ou moins officielles étaient en cours pour une surface de 40 hectares, rapporte Catherine Fumé, du réseau Sortir du nucléaire du Cher. Puis le collectif citoyen Vivre notre Loire, qui s’est constitué contre la piscine, a pu se procurer le plan des 50 hectares de parcelles en pourparlers d’achat avec l’entremise de la Safer. Mais ce n’est qu’il y a une ou deux semaines qu’on a appris que la surface totale concernée était de 140 hectares. »

Pour l’instant, aucun agriculteur qui aurait été contacté par la Safer ou EDF ne s’est manifesté. « J’ai mis des paysans sur le coup parce que le peu d’informations dont nous disposons pour le moment ne précise pas s’il s’agit de terres agricoles, indique Claire Guillemet, de la Confédération paysanne du Cher. Mais si des acquisitions étaient actées, nous l’aurions forcément su, parce que des agriculteurs de la Confédération paysanne l’auraient vu passer en commission, une étape obligatoire pour tout ce qui est achat et vente de terres agricoles. »

Rencontré à la 30e conférence des Cli le 7 novembre, Patrick Bagot, maire de Belleville-sur-Loire et président de la Cli de Belleville, a assuré à Reporterre que la mairie n’avait pas reçu de courrier de proposition de vente ou d’échange de terrains communaux et n’était pas en mesure d’indiquer combien d’hectares de sa commune étaient convoités par l’électricien.

Parcelles concernées à Belleville-sur-Loire et Sury-près-Léré (Points jaunes : parcelles communales de Sury-près-Léré - Points verts : parcelles agricoles, divers propriétaires) situées sur la carte des zones inondables.

 

Quoi qu’il en soit, quelque 90 hectares des terres concernées seraient situés à Sury-sur-Léré, voisine de celle de Belleville-sur-Loire, d’après Pascal Viguier, maire de cette commune. Parmi elles, un peu moins de trois hectares appartiennent à la commune : une parcelle de 7.700 mètres carrés, une autre de 1.963 mètres carrés, une troisième de 2.231 mètres carrés louée à un agriculteur et la dernière, de 17.237 mètres carrés, qui accueille un étang. « Nous avons reçu un questionnaire de la Safer qui nous a demandé si nous voulions vendre, ne pas vendre ou échanger ces terres », indique l’élu. Pour l’heure, le conseil municipal du 26 octobre a décidé à neuf voix sur dix qu’il étudierait la possibilité d’un échange. « Notre réponse à la Safer, c’est qu’on ne vendra pas. On est prêt à étudier un échange, mais on ne décidera pas quoi que ce soit tant qu’on ne saura pas ce qu’EDF veut précisément en faire. Pour l’instant, rien n’a été dit à ce sujet. Lors de la réunion avec les agriculteurs, EDF a seulement dit que ce serait peut-être pour un démantèlement. J’attends avec impatience de savoir de quoi il s’agit », poursuit M. Viguier. En tout cas, il n’a « aucune idée » du temps que prendra cette opération foncière : « Ça me paraît lourd. De nombreux propriétaires et exploitants sont concernés. Et tant que l’État n’aura pas sorti la PPE, on ne peut pas savoir ce qui va se passer. »

 

 

Achats de terre par EDF, le Parisien vous explique tout !

https://videos.leparisien.fr/video/nucleaire-pourquoi-edf-achete-des-terrains-autour-de-ses-centrales-06-11-2018-x6wrl83

Mardi 06 Novembre 2018

EDF a lancé une campagne d'acquisition de terrains autour de certaines de ses 19 centrales nucléaires. Pour «préparer l'avenir» justifie EDF, en attendant la présentation du projet de PPE (Programmation pluri-annuelle de l'énergie).
Erwan Benezet, journaliste au service économie du "Parisien", dévoile que ces acquisitions de terrains pourraient servir à développer de nouveaux EPR à coûts réduits ou des SMR, réacteurs de plus petites tailles.

  

 

EDF acquiert des terrains près des centrales nucléaires

Communiqué du 31 octobre 2018 du réseau Sortir du nucléaire

  • Nous appelons les propriétaires fonciers sollicités à ne pas vendre leurs terrains à EDF et ainsi à ne pas conforter les projets de l’entreprise, qui cherche à imposer sa loi et faire perdurer le nucléaire. 
  • Nous appelons également les élus locaux à ne pas se laisser berner. Quand EDF aura acquis les terrains, ceux-ci n’auront plus leur mot à dire, et encore moins la population.
  • Nous appelons les citoyens, paysans, protecteurs de l’environnement, acteurs du tourisme et des énergies renouvelables, à faire échec à toutes les tentatives d’EDF de relancer le nucléaire pour de nouvelles décennies.
  • Nous dénonçons également l’implication de la SAFER, qui se charge des études en vue des acquisitions et des contacts avec les propriétaires (du moins en région Centre-Val de Loire). Alors que celle-ci est censée « [œuvrer] prioritairement à la protection des espaces agricoles, naturels et forestiers » (Cf article L 141-1 du code rural) , elle sort totalement de son rôle en favorisant les projets nucléaires d’EDF. Le pessimisme des agriculteurs concernés laisse deviner une pression insidieuse pour céder leurs terrains.

Alors que l’EPR de Flamanville est un fiasco avéré, envisager de nouveaux réacteurs est une aberration environnementale, énergétique et économique, qui mettrait un coup d’arrêt à toute transition énergétique digne de ce nom.

L'article complet

Contact presse : Pierre Combaz - 06 65 48 36 58

https://www.sortirdunucleaire.org/local/cache-vignettes/L700xH461/bientot-un-epr-ici-87e5c.jpg

 

 

La carte des lieux de stockage des matières et déchets radioactifs

1,54 million de mètres cubes de matières et de déchets radioactifs sont répartis un peu partout sur le territoire !

 
https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/10/3088a9c9-bc3d-45e3-8721-a8ee33e02f17/640_gettyimages-667760385.jpg

Et plus près de chez nous (données 2016)

  • à Belleville sur Loire : au total, près de 550 m3 de DÉCHETS DE MOYENNE ACTIVITÉ À VIE LONGUE ; FAIBLE OU TRÈS FAIBLE ACTIVITÉ À VIE COURTE, et Déchets en attente d'expédition à l'Andra pour stockage ou à CENTRACO pour traitement)
    d'activité de 4 Mbq à 1871 milliards Mbq.
  • Polygone de tir de Bourges, site militaire qui entrepose temporairement des déchets radioactifs issus d'expérimentations (uranium appauvri en isotope 235 et thorium 232) :
    440 m3
    de DÉCHETS CONTAMINÉS PAR DE L'URANIUM APPAUVRI
    de 10 MBq à 678000 MBq d'activité.
  • Nexter munitions Bourges : environ 40 m3, radionucléide : Uranium

source : ANDRA inventaire 2016

La vidéo " pour comprendre les déchets nucléaires en 5 mn et, à 4mn 50 vous comprendrez où se situe la future piscine centralisée de Belleville (ou d'ailleurs) dans cette chaîne ultra-radioactive!

Dossier "La tête au carré", magazine France Inter

 

vidéo de l'IRSN sur l'entreposage du combustible usé :

 

"Nucléaire, par ici la sortie !" par France TV éducation:
https://education.francetv.fr/matiere/actualite/premiere/video/nucleaire-par-ici-la-sortie

 

 

Acquisition de terres agricoles autour des centrales nucléaires et projets edf  

EXCLUSIF. Projet EPR à St-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) : les agriculteurs préparent déjà la résistance,

140 hectares achetés à Belleville-sur-Loire

EDF cherche actuellement à acquérir des terres autour des 19 centrales nucléaires existantes pour savoir où les projets d'EPR seraient techniquement possibles et voir où ils rencontreraient le moins de résistance politique. Près de 140 hectares viennent d'êtres achetés près de la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher) et à Chinon (Indre-et-Loire), les élus qui élaborent le schéma de cohérence territoriale ont été priés de réserver 120 hectares autour de la centrale.

 

 

 

Nouvelle consultation publique sur le devenir des vieux réacteurs de 900 MW

13/10/2018

Le Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sûreté Nucléaire (HCTISN) lance une consultation publique (de septembre à mars 2019) sur le devenir au delà de 40 ans de nos vieux réacteurs 900 MW (Tricastin, Gravelines, Dampierre-en-Burly, Bugey, Blayais, Saint-Laurent-des-Eaux, Chinon, Cruas-Meysse).

La réunion publique de la CLI de Dampierre sur ce sujet était le 12 octobre à 18h30 dans la salle Ballot à Ouzouer sur Loire.

Notre communiqué de presse suite à cette réunion :

Le 12 octobre dernier, la Commission Locale d'Information (CLI) de Dampierre en Burly organisait une réunion publique pour présenter et démarrer une concertation lancée, d'octobre à mars prochain. Celle-ci concerne les travaux prévus pour la poursuite du fonctionnement des réacteurs de 900mw de 8 sites dont Dampierre, arrivant bientôt à 40 ans de fonctionnement (alors même que les décisions du gouvernement concernant la PPE ne sont pas connues).

Parmi les 64 maires invités, peu avaient répondu à l'appel et l'absence d'un représentant de la préfecture a largement été soulignée.
L'association SDN Berry-Giennois-Puisaye était présente mais le public n'était pas vraiment au rdv (information ayant raté sa cible? Fatalisme ? Désintérêt pour une débat bien trop technique?).

En effet, une brochette d'experts, (EDF, ASN, IRSN, CLI,HCTISN par vidéo interposée...) a développé un discours purement technocratique, power-point à l'appui.

Une seule intervention par personne du maigre public (une cinquantaine), puis travail en groupe hyper-ciblé, ne portant que sur l'intérêt ou les limites des propositions d'EDF.

Celles-ci portant sur 4 sujets : accident sans fusion du cœur, accident avec fusion du cœur, piscine d'entreposage et agressions externes. Des éléments précis ? Non, des réponses en terme de référentiels, analyses probabilistes, retours d'expérience... bref, du jargon et si des questions pouvaient être posées, ce n'était pas le jour des réponses !

Une opération de communication, visant selon nous, à préparer les citoyens à l'acceptation du prolongement à 50, voire 60 ans.

On nous demande de nous exprimer sur la couleur du papier peint avant même de savoir si on veut acheter la maison !

Les risques de cette prolongation (on ne peut remplacer ni les cuves ni les enceintes de confinement de ces vieux réacteurs) ? Ses conséquences en matière de rejets dans l'environnement, de pollutions de La LOIRE, de capacité à faire face aux aléas climatiques, de santé publique, de production de déchets et de Mox usé (combustible très radioactif que l'usine de La Hague ne pourra bientôt plus accueillir), d'organisation du travail et de prise en compte des travailleurs, de coût ? Cette prolongation participerait à empêcher de penser de financer la transition énergétique indispensable pour la vie du monde à venir ?

Nous ne voulons plus de milliards engloutis dans une énergie dangereuse et dépassée qui conforte le refus de changer de mode de vie et de consommation. D'autres solutions existent.

Pas de poursuite du nucléaire mais son arrêt !

Notre communiqué a été publié intégralement dans:

- La République du Centre du 16/10/2018

- La Voix du Sancerrois du 24/10/2018

et des extraits dans

- Le Journal de Gien du 18/10/2018

 

Pour voir nos arguments opposés à cette poursuite :

https://sdn-berry-puisaye.webnode.fr/news/argumentaire-dampierre-prolongation-des-reacteurs-900mw/

 

 

Galerie de photos des diverses actions

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